44 ( derez) e Breizh.

44 ( derez) e Breizh.

de Douar ha Frankiz

Lors de la publication de ce communiqué nous arrivons à bout de la deuxième « vague de chaleur » de l’année comme l’appellent pudiquement Les climatosceptiques.


« c’est normal, c’est l’été »


Oui en effet cette canicule est bien en été mais elle n’a rien de normal. De part son intensité comme de part sa précocité, cette canicule pointe cruellement la réalité annoncée depuis 50 ans. Alors qu’il fût possible de douter des alarmes lancées par des experts dans leur domaine, bien plus compétents que les experts de plateaux climatisés nous expliquant notre « fragilité », Il ne peut plus y avoir de doute aujourd’hui. La moitié des évènements climatiques chaud extrêmes depuis le début des mesure de météo France ont eu lieu au troisième millénaire. Rien à voir avec l’été 76.


« clim’ partout, réflexion nul part »

Pendant que certains partis politiques français réclament la généralisation de la climatisation partout, pour tous ( le pour toutes n’est pas dans le génome de ces partis) un incident mets à mal cette idée de génie. L’explosion de deux transformateurs électrique a Ergué-Gaberic, privant 68.000 cornouaillais du salvateur électron, mets en lumière la fragilité de la politique du tout électrique. Pendant les 48h de coupure il n’a pas été possible de recharger son téléphone, se connecter à internet, payer par carte bleu, retirer de l’argent, conserver les produits des rayons frais, cuisiner pour certains ou avoir de l’eau chaude. Démontrant également au passage une limite du système capitaliste.


« ne vous baignez pas »

Non contents de s’être retrouvés au 19eme siècle subitement les cornouaillais sont maintenant privés de plage en pleine canicule. Heureusement le courant est revenu et ils peuvent donc rester sous la clim’. Pourquoi cette interdiction ? Ce n’est pas par pure sadisme que la préfecture a mis cette interdiction en place. Il s’agit réellement d’une mesure de salubrité publique puisque les usines de retraitement des eaux usées n’ont pu fonctionner par manque d’électricité. Ces usines ont donc rejetées directement les eaux usagers souillées.


« vive le nucléaire, mettons en partout »


Dans le même temps la production électrique française assise sur le nucléaire mets à l’arrêt trois centrales dont le refroidissement est opéré par les cours d’eau près desquels elles sont construites. Afin de ne pas surchauffer les dits cours d’eau les centrales sont mises en pause.


 » what a wonderful world »


Le projet parisien qui nous est vendu est donc de vivre enfermé chez nous en été dans le noir et la clim pendant que les centrales nucléaires tuent la vie des cours d’eau en les faisant bouillir. Tout cela en télétravail et en faisant mourir de chauds les travailleurs de seconde zone pour nous livrer nos repas, nos courses ou nos colis. Ça donne envie…


 » faire un pas de côté pour aller de l’avant »


Le mode de vie proposé par la france est mortifere a terme. Que se passera-t-il quand la même panne électrique surviendra à 50 degrés? Sommes nous d’accord avec le fait de sacrifier 68.000 personnes?
Nous nous opposons fermement à ce modèle et nous faisons aujourd’hui une proposition alternative a la fois collective et individuelle.


Collective car nous avons besoin de continuer à être le peuple que nous sommes et que l’individualisme tue. Pour cela nous proposons que soit équipés de panneaux solaires tous les toits plats, les toits des entreprises et des ombrières parkings. Ces espaces perdus, généralement de couleur noir, forment des îlots de chaleur et sont inutiles. Cette utilisation permettrait de ne pas artificialiser les sols tout en gagnant en productivité électrique. En raison de l’intermittence de la production photoélectrique nous proposons de réorienter une partie du budget vers le stockage de l’énergie. La transformation du surplus d’électricité solaire au pic de production en hydrogène pour le retransformer en électricité au besoin est selon nous une bonne solution. La Bretagne est couverte de cours d’eau de différentes tailles et il y serait possible d’y réutiliser tous les moulins anciens afin de les mettre au service de l’autonomie électrique bretonne. Au sujet des éoliennes nous proposons de remplacer celles déjà en place par des modèles plus efficaces lorsqu’elles arrivent en fin d’exploitation. Un grand chantier d’enfouissement du réseau électrique doit aussi être mis en œuvre afin de sécuriser les approvisionnement. Que ce soit en été ou en hiver les réseaux sont de plus en plus exposés au dérèglement climatique.


Collectif toujours avec la création de lieux communaux pouvant servir de refuge thermique aussi bien en été qu’en hiver en étant le plus passifs possibles afin de ne pas redouter les pannes électriques. Ces lieux seront des lieux de vie quotidiens où il sera possible d’accueillir des associations pour que chacun sache où ils se trouvent. Bien entendu l’utilisation de la climatisation dans ces endroits et nécessaires en s’assurant que les normes d’installation les rendent aptes a fonctionner dans des conditions que nous n’envisageons pas encore aujourd’hui. Parier également sur la végétalisation des centres urbains et la recréation de talus à la campagne afin de recréer de réels îlots de fraîcheurs.


Individuel enfin en remettant l’église au centre du village. 70% des bretonnes et des bretons sont propriétaires et tant le tas 70% le sont de maisons individuelles. Prendre le problème de la gestion de ses eaux usées à la racine, via la phytoépuration, permet de régler une partie du problème des eaux usées. Il va de soit que cette solution ne s’applique pas dans les centre villes où le mode de vie collectif en appartement le rend purement et simplement impossible. C’est pour cela qu’il faudra dans le même temps faire un effort de moderniser et de résilience des système d’épuration collectif. Créer des lieux de stockage de l’électricité sur les lieux de retraitement des eaux permettrait de créer à la fois des circuits courts permettant son fonctionnement permanent sans regrignoter le foncier.

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