Nous apprenons avec inquiétude, mais pas vraiment avec surprise, que la nouvelle conseillère municipale de Carhaix-Plouguer, Izold Guégan, s’est fait siffler lors de son intervention en langue bretonne. Cette attaque contre le breton n’est pas une surprise pour Douar Ha Frankiz car elle provient de l’opposition ayant fait figurer des cartes b4 sur ses affiches de campagne. De plus, lorsqu’un militant de Douar Ha Frankiz avait décidé de coller des affiches « pays nantais, pays breton » sur les affiches collées aux affichages publics par l’équipe du candidat Prigent, ceux-ci avaient passé au moins une nuit à l’attendre à 21 personnes selon leurs dires, pour savoir qui recouvrait leurs affiches. Une discussion tendue et une reconduite hors de Carhaix avait eu lieu suite à cette rencontre. Pierre-Yves Thomas, membre de cette équipe d’opposition, a donc décidé de siffler cette intervention en langue bretonne sans que l’opposition ne trouve à y redire.
Ce n’est pas la seule attaque contre la Bretagne post élections municipales puisque le président du département du Finistère s’appuie sur la présence d’un druide parmis les allocataires du RSA pour justifier qu’il puisse avoir le meilleur taux de radiation, nettement supérieur à celui de la France. La Gorsedd s’est exprimée à ce sujet et a rappelé l’apport culturel des druides à la Bretagne. Une réponse lunaire est ensuite arrivée de la part de la tête du département, montrant un niveau de condescendance rare.
Dans le même temps, l’ancien ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer critique les écoles immersives en langue corse, taclant au passage le modèle Diwan sans le nommer. Monsieur Blanquer dénonce un système selon lui illégal et inconstitutionnel.
Douar Ha Frankiz apporte son soutien sans réserve à Izold Guégan qui ne fait que faire vivre la langue bretonne dans la première ville ayant atteint le niveau 4 de la charte Ya d’ar brezhoneg. Nous dénonçons la politique de Maël De La Lande De Calan qui fait la chasse aux pauvres en obtenant toujours plus d’exclusion et d’inégalité. Nous rejetons les idées de Jean-Michel Blanquer qui associe apprentissage efficace de nos langues à un séparatisme supposé dans la continuité de ses déclarations et politiques.
Nous voulons également attirer l’attention des Bretonnes et des Bretons sur l’ambiance actuelle qui ne laisse que peu de quoi se réjouir. Les attaques se multiplient, que ce soit en Bretagne ou dans les nations administrées par l’Etat français, et nous estimons qu’il y a de quoi se faire du mauvais sang pour les temps à venir.

