L’eau est universelle, présente absolument partout en proportions différentes,sous diverses formes et, malgré l’avancée de nos connaissances scientifiques, (çles propriétés de cet élément vital restent toujours actuellement, en denombreux points, une véritable énigme. Et pourtant nous l’utilisons, la consommons comme nous respirons, la plupart du temps sans même en avoir conscience.
Depuis le néolithique, période où commence la sédentarisation humaine et où débute l’agriculture, jusqu’à aujourd’hui, l’eau est, de plus en plus chaque jour, malmenée, bien que de nombreux textes de lois tentent tout récemment d’infléchir la courbe catastrophique de son état global dégradé à quasiment tous les endroits de la planète.
La Bretagne n’est évidemment et malheureusement pas épargnée par ce phénomène : la France impérialiste nous ayant a imposé une industrialisation à marche forcée pour asseoir sans pitié son hégémonie au sur la vaste concurrence commerciale internationale. Elle s’avère particulièrement mortifère, à tous les points de vue, pour notre territoire et notre peuple. Les 97 % des masses d’eau en « mauvais état » d’Ille-et-Vilaine en est sont une preuve édifiante !
A ce sujet, depuis quelques semaines, un scandale éclate : les quelques bonnes volontés locales qui luttent depuis 3 ans pour améliorer la qualité de l’eau du bassin versant de la Vilaine sont entravées dans leurs actions et violentées par l’État français et ses collaborateurs de l’agro-industrie chimique !
Pour rappel, un bassin versant est une unité géographique où toute l’eau recueillie, de surface comme souterraine depuis les points les plus hauts du relief, s’écoule vers le point le plus bas, à l’embouchure. Celui de la Vilaine, qui couvre 1/3 de la Bretagne, est le plus grand de l’hexagone : 11 000 km2 ! 500 communes concernées, soit 1 200 000 habitant-e-s.
Pour encadrer les usages et protéger les milieux aquatiques, tous les acteurs concernés de cet immense territoire se regroupent au sein d’une Commission Locale de l’Eau (la CLE) qui élabore tous les 6 ans un document de gestion : le SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux). En amont, le SAGE Vilaine dépend d’un programme de mesures plus vaste encore, le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) Loire-Bretagne 2022-2027 qui dépend lui-même d’une directive européenne, la DCE (Directive Cadre sur l’Eau) adoptée en octobre 2000 et de la loi sur l’eau de 1992 qui visait le bon état écologique et chimique des masses d’eau avant 2015 (avec report possible jusqu’en 2027) ! Nous y sommes donc bel et bien. Et pourtant, le SAGE Vilaine, élaboré en 2003 et révisé une première fois en 2015, est le fruit d’une concertation ardue depuis 2022 pour notamment tenir compte des évolutions des pratiques et des usages mais aussi pour intégrer le changement climatique.
Les avancées pour l’adoption de ce nouveau texte ne sont pourtant pas extraordinaires : préserver les zones humides et arrêter l’épandage de produits biocides utilisés pour les cultures de maïs autour des captages d’eau potable. Ces 2 éléments préventifs vitaux de base ont déclenché la fureur des exploitants agro-industriels affiliés aux syndicats collaborateurs des orientations agricoles françaises criminelles, la FNSEA et la Coordination Rurale (CR) qui assiègent depuis décembre 2025 toutes les réunions qui doivent se tenir pour l’adoption de ce texte et harcèlent les membres de la Commission (véritablement démocratique) Locale de l’Eau dans laquelle cesmêmes exploitants sont pourtant largement représentés. Leur objectif impulsif et nocif : contraindre par la force toute tenue de réunion pour gagner du tempsjusqu’aux élections municipales, car les changements éventuels parmi les représentants élu-e-s de la CLE conduiraient à perdre 3 ans de travail et à recommencer intégralement le projet !
Malgré la mobilisation citoyenne du 10 janvier dernier à Rennes dans à laquelle nous étions en soutien aux 3000 manifestants des forces progressistes et humanistes bretonnes – dont Eau et rivières de Bretagne, Bretagne vivante, le collectif des victimes des pesticides et la Confédération paysanne – pour tenter de sauver ce qu’il reste de nos paysages dévastés et de notre eau souillée par un État bourreau colonial et autoritaire, France et ses toxiques collaborationnistes subventionnés, Lecornu annonce, 3 jours après (le 13 janvier) son perfide moratoire. Pas sur les pesticides comme la logique le voudrait, mais sur l’eau elle-même, bloquant ainsi plus efficacement que ne l’aurait fait l’extrême-droite agricole l’ensemble du dossier !
Son relai local, le tout nouveau préfet Robine, ancien directeur de cabinet du tristement célèbre représentant de la mouvance conservatrice et réactionnaire vendéenne Retailleau est, à l’instar de ses prédécesseurs, malheureusement plus préoccupé par la température du champagne et des petits fours que de celle de la planète. Reste, à notre sens, une solution prééminente que nous défendons
ardemment : la Bretagne doit impérativement se séparer au plus vite de la gangue française afin que nous retrouvions enfin nos valeurs écologiques profondes !
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每天都在战争,希望2026和平.