Ça chauffe au pays bigouden.

ca chauffe au pays bigouden

de Douar ha Frankiz

Après l’attaque de la mairie de Treffiagat Signée FLB et rapidement mise en relation avec des tags nazi dans la presse locale. C’est maintenant les parisiens qui font les frais de la colère locale.
Les médias rapportent des dégradations de véhicule invitant Les « parisiens » à suivre les conseils du FLNC dont nous avez fait écho à Corte à savoir : » restez chez vous ».

Derrière le terme générique parisien chaque breton sait qu’il s’agit en réalité des français qui sont visés. La france se résumant a Paris vu depuis cette dernière, il est normal que ceux-ci soient là cible des mouvements de colère. Bien que ne soutenant pas nécessairement la forme nous soutenons le fond puisque depuis la création de douar ha frankiz nous réclamons que soit entendu notre demande.

L’autonomie tout de suite, l’indépendance ensuite !

La démonstration faite au pays bigouden, et depuis un peu partout en Bretagne quasiment tous les jours,est un bruit sourd que nous entendons sur les 5 départements, les neufs comtés, et qui est aussi entendu dans la diaspora qui ne peut que constater les problèmes de la Bretagne sans avoir de levier pour corriger le tir. Ce malaise aujourd’hui de plus en plus ressenti par la population bretonne s’exprime par des tags et des détériorations de véhicules. Souvenons nous tout de même qu’il y a cinquante la lutte en Bretagne avait un visage autrement plus explosif et que les actions qui lèvent le cœur de certaines et certains aujourd’hui auraient, à cette époque, purement et simplement disparus du paysage.

« la démocratie trouve toujours un chemin pour s’exprimer »

Les lois de la république, de moins en moins démocratique, régissant la Bretagne actuellement sont pourtant claires sur la capacité d’expression laissée aux citoyens. En dehors des consultations électorales permettant la mise en place de partis qui n’écouteront pas leur base il existe un moyen d’expression citoyenne qui est régulièrement bafoué et qui constitue pourtant un moyen simple et efficace d’expression des idées. Nous faisons ici référence aux panneaux d’affichage publics.
Dans nombre de communes bretonnes ce moyen d’expression pourtant réglementé et sensé être disponible à l’intégralité de la population est purement et simplement absent ou son application est détournée.

 » – ce tag est une honte!
-oui mais j’avais pas d’autre lieu pour le faire que votre mairie madame le maire »

Que dit la loi ?
« 1° 4 mètres carrés pour les communes de moins de 2 000 habitants ;2° 4 mètres carrés plus 2 mètres carrés par tranche de 2 000 habitants au-delà de 2 000 habitants, pour les communes de 2 000 à 10 000 habitants ;3° 12 mètres carrés plus 5 mètres carrés par tranche de 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants, pour les autres communes. »
Des communes préfèrent afficher des grillages où il est uniquement possible d’accrocher des banderoles. Niant ainsi le droit populaire à créer un document sur papier et à le coller sur un panneau d’affichage. Chaque mouvement organisé connaît le coût des banderoles.

« depuis un ty da bep hini Rien n’a changé »

Que raconte ces actes de dégradation ? Ils sont le signe de l’exaspération des bretonnes et des bretons de voir leur terre servir à des dizaines de gens qui n’en ont que faire de ce que nous sommes pourvu qu’ils puissent avoir un refuge climatique. C’est le signe du ras le bol du crêpier qui doit faire 40 kilomètres en voiture, dépenser son argent dans un pétrole que la france est incapable de garder bas, pour venir servir des crêpes à des gens qui ont vus sur mer dans la ville où il est né et à grandit en pensant qu’un jour il lui serait possible d’habiter à côté de ses parents. C’est le cri de colère de l’animatrice de camping qui récure les toilettes et éteint les douches laissées ouvertes par des gens qui n’ont aucune conscience de la raréfaction de l’eau en Bretagne et qui voit son jardin devenu jaune et son potager mort car elle a respectée les consignes de préservation de l’eau.

Comme nous l’avons affirmé et affiché à Rennes le 14 juillet 2026, le tourisme n’est plus soutenable. Nous voulons des toits, des emplois à l’année et le respect de nos visiteurs sans quoi ils sont et seront toujours des envahisseurs.

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